LES PAYS BALTES (LITUANIE, ESTONIE, LETTONIE)
Les Pays Baltes sont trois pays maintenant Européens, mais ont été très longtemps sous domination Russe, jusqu’en 1991. L’histoire oublie souvent ces territoires qui ont soufferts de la main de fer de la Russie communiste qui enfermait les opposants dans des prisons mouroirs. Et lors de la domination des nazis en 39-45, bon nombre de camps de déportation ont vu le jour, sans que l’on en parle plus que cela, contrairement aux camps présents en Pologne. Aujourd’hui, la Lituanie et l’Estonie ont une croissance économique dynamique et un modèle social moderne. Ces deux pays ont réussi en quelques années, et en particulier, l’Estonie à être le « number one » dans le numérique et la dématérialisation de l’administration. La lettonie reste toutefois pauvre et rural, bien que le tourisme se développe. Bref, ces pays nous ont marqué par l’accueil, la simplicité des rapports (directs). Nous sommes arrivés en Lituanie en 2019, lors de notre grand tour d’Europe, par la Pologne.

Pays d’Europe, la Lituanie fait partie des pays baltes.
Le passage de la Pologne vers ce pays est remarquable par le changement de paysages et d’architecture. Tout ressemble à la Scandinavie, en particulier à la Finlande. Les forêts sont restées sauvages, les chemins sont préservés, sans être goudronnés, les villages ont su conserver les maisons en bois, avec petit jardin à l’anglaise.

Les prix sont 50% mois élevés qu’en France, et les magasins sont bien achalandés. On peu bivouaquer partout en Lituanie, dès lors que l’on respecte la propriété privée ou communale.
Des zones de bivouac sont aménagées avec tables, abris, toilettes sèches, zone barbecue.
Nous avons traversé la Lituanie, en zig-zag, côté ouest. Nous avons apprécié la qualité des parcs et zones naturelles, les aménagements des espaces de bivouac. Les villes ont une architecture typique proche du scandinave.
Nos bons plans: le parc de Wigjersky près de Suwaki (corridor), Djukitos park, Alytus, zone naturelle de Laukuva près de Pozeré, parc de Zemaitijos près de Salantaï, la capitale Vilnius, le château de Trakaï, le chêne de Stelmuzé, la station balnéaire chic de Palanga sur la côte baltique, le parc national de Grazuté, Druskininkaï, Kaunas, Siauliaî, parc national de Lubanoro …
Les routes sont bien indiquées, mais restent à améliorer. On trouve beaucoup de restauration, station-épicerie pour le carburant, épiceries. Sur le bord de route de petits villages, nous pouvons acheter des myrtilles, fraises, framboises, girolles.


La Lettonie . Nous quittons le parc naturel pour se diriger vers Jurmala. Les paysages sont doux, forestiers et agricoles. Les services et commerces sont toujours concentrés dans le villes, mais on trouve toujours une épicerie et du carburant en campagne. Des aménagements verts permettent de se reposer et il faut dire que les espaces sont bien entretenus et accueillants. Les prix sont identiques par rapport à ceux de la Lituanie.
Les routes sont en mauvaise état, de nombreux chemins servent de routes sur des centaines de kilomètres, la voiture en reste encore secouée : amortisseurs, bas de caisse, roues, galeries, tout souffrent des chaos, trous, ornières, tôles ondulées…. Poussières et cailloux rajoutent une couche de plus que doit encaisser la voiture.

Les Lettons conduisent vite et mal, il faut être vigilant. Autant la Lituanie est très scandinave et européenne, la Lettonie est encore clairement fortement identifiée Russe et l’état d’esprit s’en ressent. On a traversé la Tchéquie, la Pologne qui gardent leur monnaie, la Lettonie reste Russe (double écriture en Russe)

La Lettonie se résume en vastes zones balnéaires (Jurmala) et de loisirs Gauja sans pour autant proposer des espaces naturels dédiés à la randonnées longue distance. Nous avons aussi constaté une grande disparité de niveau de vie : des quartiers aux maisons bourgeoises, et bourgades aux immeubles des années 50 délabrés. A la campagne, des hameaux et des villages sont typiques avec de nombreux baraquements en bois.
A Riga, capitale de la Lettonie, survivent des SDF, que l’on n’a rencontré nulle part entre la Tchéquie et ici.
L’Estonie est un pays à l’histoire Russe jusqu’à leur indépendance dans les années 90. Il subsiste de nombreux vestiges de la Guerre froide, et de 39-45. L’invasion Allemande, la reprise par les Russes ont laissé de nombreuses cicatrices. La population se sépare en pro-russe et pro-européen , comme dans l’ensemble des pays baltes, et pays limitrophes à la frontière de l’Est.

On retrouve les ruines de nombreuses prisons, bagnes, centres de travail, postes de garde… La nature est riche en forêts et prairies. Le réseau routier est mauvais sauf sur les axes principaux, l’internet est bon, partout. Les estoniens sont plus souriants que leurs voisins. Le niveau de vie est plus élevé aussi. Le long de la mer baltique, sont disposées de nombreuses stations balnéaires, plutôt haut de gamme. L’intérieur des terres est plus campagne, avec peu de commerces, de stations d’essence..

Mais l’essentiel subsiste. 4 grands parcs existent en Estonie, avec quelques chemins de randonnées et les campings sont quasi inexistants, remplacés par des RMK, lieux aménagés de bivouac, où tout le monde se retrouve, sans vraiment d’intimité. La nature reste ouverte, et les lieux de promenade et de bivouac sont fréquents. On croise l’élan, le cerf, et le joyeux Jaseur Boréal, oiseau nocturne aux chants variés. Il joue même du tam tam sur les troncs d’arbres. On est passé par l’Ouest, en arrivant par le parc de Gauja, Parnu, Haapsalu, Nova, Rummu, Paldiski. On ira à Tallinn pour une visite historique et goûter à la gastronomie locale. Les plages sur la mer de Finlande, près de Tallinn sont magnifiques. Nous avons fait un détour sur le parc national de Lahemaa.

RETOUR DANS LES PAYS BALTES Fin août 2019. De l’Estonie, on a pris le Ferry à Tallinn, pour passer en Finlande. Après quelques semaines en Finlande, on retourne sur les Pays Baltes pour poursuivre la découverte de l’Europe côté Est, vers la Slovaquie. Au sud de la Finlande, la pluie incessante a raison de nous, tant le déluge semble interminable. Noë en son temps à connu le déluge sur plusieurs semaines, nous sur deux jours, je comprends mieux maintenant pourquoi Dieu lui a demandé de construire un bateau capable de voler sur les eaux. En quelques heures, les ruisseaux deviennent rivières, les rivières, fleuves et la mer de Finlande s’est prise pour un instant pour un océan.

Pas têtu, nous avons décidé de louer un chalet afin de faire sécher nos vêtements, de ne pas exposer la tente de toit sous se régime d’eaux et de vents. Le passage en ferry nous a conduit à nouveau en Estonie, Tallinn, et le retour du soleil nous enseigne qu’il ne faut jamais perdre espoir…

Nous descendons sur plusieurs jours, les trois régions sœurs, par l’Est, le long de la frontière Russe puis Biélorusse. L’est est différent de l’Ouest, plus sauvage, plus pauvre aussi. On retrouve de grandes forêts, des lacs et l’alternance prairie-forêt s’accroît vers le Sud. On passera par Vârska, par Daugavpils,
On visite Tartu qui est une jolie ville, avec un parc intérieur. Les galeries marchandes se succèdent, les grandes marques sont présentes.
En Lettonie, nous découvrons une région pauvre, agricole et bien que les monuments religieux et bâtiments administratifs sont en bon état, les habitations sont sommaires, et certains quartiers sont faits de maisons en bois, des années 60, au milieu d’immeubles bas à la typologie assurément anciennement russe.
L’Estonie est un pays pauvre, dont 23 % de sa population ont quitté les lieux dans les années 1990/2000 du fait de peu de travail. Avec 1.3 millions d’habitants, contre presque 3 pour la Lituanie et 2 pour l’Estonie, La Lettonie a du mal à remonter la pente économique. L’adhésion à l’Europe, bien que forcée par la menace d’annexation russe, aide au développement des ces trois pays. La Lituanie est probablement la plus européenne des trois. En longeant la frontière russe en Estonie, nous avons été contrôlé par la police des frontières, qui s’inquiétait d’une éventuelle intrusion depuis la Russie. En effet, les pays scandinaves, baltes restent vigilants par rapport à la Russie, dont son président lorgne régulièrement sur ces anciens territoires…
De point de vue économique, l’industrie forestière domine avec l’agriculture. La mécanique n’est pas en reste. Les prix sont plus bas qu’en France, similaire aux prix que l’on retrouve au Portugal.
L’Estonie possède des lieux pour bivouaquer, aménagés et remplacent gratuitement les campings. Les RMC ou RMK sont nombreux, rendant agréables l’itinérance. En Lettonie, les infrastructures touristiques sont rares, ce pays doit encore développer son tourisme. En Lituanie, le tourisme est en développement, de nombreux lieux sont à visiter, monuments historiques, parcs, musées. Les trois pays ont été marqué par la période de la guerre froide si bien que l’on retrouve beaucoup de musées, de monuments rappelant à tous cette époque sinistre des camps de travail, des emprisonnements abusifs, des executions sommaires….

La Russie a laissé une empreinte à vie sur ces trois pays, qui à ce jour essaient péniblement de passer à un nouveau modèle politique, économique et social plus moderne et européen.
Le bord de la baltique offre de nombreuses stations balnéaires radieuses et agréables. Les forêts se jettent littéralement sur les plages de sables blancs offrent des paysages uniques en Europe. Plages isolées, parcourues par des ours solitaires montrent que ce petit coin d’Europe reste encore préservé.
Les capitales, Vilnius, Riga et Tallinn sont remarquables de point de vue architecturale et touristique. A Tallinn, on retrouve des airs d’Italie, aux ambiances chaleureuses… Deux tiers de la population se retrouvent dans ces villes en plein essor. Cependant, le développement économique, bien qu’en constante progression, ne permet pas encore à répondre aux besoins des jeunes en terme d’emploi, si bien que beaucoup quittent ces pays, et surtout la Lettonie, vers d’autres horizons.

PAYS BALTES ET POLOGNE : déception. Je dois dire que les Pays Baltes et la Pologne m’ont étonné quant à leur niveau économique. La Lituanie semble le pays le plus développé mais un contraste fort subsiste entre les villes et la campagne.
D’un manière générale, ces 4 pays se développent lentement, toute l’économie reste concentrée sur les capitales et grandes villes. L’industrie et les bureaux sont en ville et la campagne concentre l’agriculture et l’activité forestière. On rencontre des villages pauvres, l’architecture semble figée aux années 60.
Une pauvreté est marquée en Pologne comme en Lettonie. L’alcoolisme est visible en Pologne, même dans les villes et la corruption semble toujours d’actualité ! En Pologne, les forêts sont interdites d’accès, et les parcs naturels offrent peu ou pas d’infrastructures pour les randonnées et bivouac. Il n’y pas beaucoup de forêts et la vie sauvage ne saute pas aux yeux. Les campings sont concentrés en zone touristique, c’est-à-dire les grandes villes, quelques stations aquatiques, et quelques parcs. Le sud paraît plus ouvert que le centre ou nord. Les routes sont en très mauvaise état, les chemins sont pratiquement pas roulables et les polonais conduisent très vite sans se soucier des réglementations.
Beaucoup de commerces n’utilisent pas de paiement par CB. Il y a peu de banque. Seules les stations essence et épiceries sont présentes dans les villages. Mais il est compliqué de trouver des médecins et le fait de se rendre dans un hôpital public ne garantie en rien d’être soigné et d’être pris en charge par la sécurité sociale de son propre pays via la carte européenne maladie.
Leur système administratif n’est pas rodé à recevoir des étrangers, des touristes ! On est même invité à aller voir des médecins privés ou cliniques. Le communisme à clairement freiné ces pays, la période de la guerre froide a laissé de profondes cicatrices. Rien ne ressemble aux pays du centre de l’Europe, peu d’attrait patrimonial et architectural, peu de zones touristiques vertes, peu de commerces et services, faible qualité du réseau routier….. En conclusion, seules quelques régions valent le détour : les capitales, et quelques grandes villes historiques, le bord de mer, et quelques parcs. La Pologne ne vaut pas le détour sur le plan tourisme vert.





















