La République Dominicaine
Notre Périple en République Dominicaine, un petit coin de Paradis, au coeur des Caraïbes.
Notre Périple en République Dominicaine, un petit coin de Paradis, au coeur des Caraïbes.
Nous cherchions un pays chaud! Eh bien, nous n’avons pas été déçu!
Premier jour et insolation! Résultat: deux jours de soins et immobilisation dans notre gîte du moment, on a frôlé l’assistance médicale.
Nous terminions notre découverte d’une région centrale de France, où nous nous sommes posés trois mois durant l’hiver, pour d’une part préparer nos futurs voyages.
Fin Mars, nous choisissons finalement de partir en République Dominicaine, depuis Barcelone, en vol direct avec Ibéria (prix bien moins élevé qu’en France !) Nous sommes partis de Cahors par le train, qui a été annulé à la dernière minute, pour se retrouver à Toulouse avec un autre train, puis par des correspondances successives, à Barcelone. Le lendemain nous avons pris le vol de 14h30 avec un décalage de 6 heures. Nous sommes arrivés à Punta Cana à 18h20 heure locale.
Bref, 9 h plus tard, on survola la piste d’attérissage et dès la sortie, un bouffée de chaleur tropicale nous avala: « oui, on est bien sous les tropiques!
Les hôtesses de l’air ont été serviables et attentionnées. Elles ont accepté lors du départ, le changement de sièges, afin que la famille soit réunie.

Notre avion au départ de Barcelone[
Après 1h d’attente à la douane républicaine, nous récupérons nos bagages et commence aussitôt la lutte contre les taxis qui vous harcèlent pour nous amener au gîte. En final, on paye le prix standard, 27 euros pour 5, pour 20 km de trajet holé holé! L’ambiance est donnée, cocotiers, chaleur, grosses voitures, musiques à fond genre Miami Vice!
La conduite locale est une aventure en soi, des motos partout, des camions, des voitures qui coupent les routes, des personnes seules au bord de la route, qui avaient l’air d’attendre quelque chose!!
Dès notre arrivée au gîte, on repart, Laure et moi, en direction du supermarché local. Il fait nuit et chaud, cette chaleur humide des Tropiques. Nous croisons des bars ouverts sur la rue, des mototaxis qui font vrombrir les moteurs, dans une ambiance musicale de salsa alimentée par des sonos toujours plus fortes d’une voiture à l’autre.
Nous rentrons dans le magasin et tout de suite nous sommes surpris par le monde! Ouah! Il est 9 h du soir et quel monde! Nous passons de rayons en rayons, perdus, et passons du temps à récupérer quelques victuailles. Puis on attend. Le monde en caisse est digne des heures de pointes à Paris, on attend. La caissière est lente, au rythme local. On attend. Le paiement met des plombes, on attend. Puis libérés, on repart vers le gîte où les filles nous attendent.
Pendant notre absence, elles ont paniqué car nous n’arrivions pas. Elles ont eu peur. Tout cela rajouté à notre fatigue commune, donne une atmosphère sombre dans la maison. Nous sommes crevés!
Les plages de Punta Cana
Après un repos nocturne dans notre gîte climatisé, avec piscine (n’est-ce pas! Le luxe, quoi!), nous décidons de partir à la plage. Voir de nos propres yeux, ce que l’on nous rapporte sur les photos des agences de voyages. Avant de s’enfoncer dans le pays, on voulait passer deux jours au bord de la plage, avec cocotiers, sable clair, eaux turquoises et cocktail de fruits à la main. C’est ce que nous avons fait, mais seulement le premier jour, car le soir en rentrant, on a vite compris que nous étions tous insolés et la suite ne va pas être triste. En attendant, nous avons fait la connaissance d’un couple de Guadeloupe, qui nous a donné des tuyaux sur la République Dominicaine.
Les hostilités démarrent en début de nuit, vers 19h. Laure tombe dans les pommes! Elle perd carrément connaissance! Ses yeux grands ouverts, la pupille dilatée et aucun réaction à nos appels.
On la place au lit, relève les jambes et allons chercher de l’eau sucrée. On la rafraîchit avec un gant de toilette. Toujours dans les choux. Elle est en état de choc. Son poul est rapide, elles est fiévreuse. On appelle les urgences dominicaines. Pas triste l’affaire! On a passé 16 minutes au téléphone, pour leur expliquer en espagnol et en anglais le problème. Le gars au bout du fil, ne comprend pas ou ne voulait pas comprendre. Pourtant on lui a donné les termes médicaux de l’évanouissement, de l’insolation, de la perte de connaissance…Rien, il nous demandait inlassablement, de répéter en Espagnol le problème, de décliner notre identité, d’indiquer notre adresse…Il ne voyait pas où était le gîte! Il nous demandait à nouveau l’adresse.. Ras le bol, on raccroche! Et notre forfait international explose!
On va se débrouiller, Laure a repris connaissance, elle mange, elle s’hydrate. Puis je décide d’aller voir les voisines qui habitent dans la résidence. Elles se baignent dans la piscine. Elles ne connaissent pas de docteur! Incroyable, comment font elles habituellement? Alors elle me donne une recette pour calmer les coups de soleil et chaleur, elles me parlent de l’Aloe Véra. Je repars au supermarché, pour acheter une lotion de cette plante puis revient, toujours sous une chaleur assommante. Son effet a été bénéfique.
Le lendemain, on se réveille tous avec des douleurs liés aux coups de soleil, et nous découvrons l’état de notre peau! Nous sommes rouge écarlate, nos pieds sont douloureux, les épaules aussi. Victoria se sent mal, elle le peut, puisque sa peau cloque sur les épaules et autour du coup! De grosses cloques gonflent et de petites apparaissent sur son front et menton. Elle se sent faible, avec de la fièvre. Je commence alors un traitement contre les brûlures et sa fatigue. Biafine, Flimaxine, eau sucrée, aloe vera, salade de fruits, comprimés de vitamines, paracétamol…
Seulement, nous devons quitter le gîte pour un autre le lendemain et ne la sentant pas apte à prendre le bus, pour deux heures de route, on prendra un taxi pour plus de confort.
Héléna et Louisa sont passés à travers le coup de chaleur. Elles sont plutôt en forme, Laure a repris des forces et moi je continue à soigner mes pieds brûlés. Dans la journée, la peau de mes pieds a gonflé, et me suis dit que si cela empirait, je serai obligé de marché pieds nus, tellement porter des chaussures était douloureux. Je me voyais déjà marcher pieds nus dans les rues avec mon sac à dos! Drôle d’allure pour un touriste soit disant averti et rigolades garanties du côté des locaux!
J’ai monté des expéditions où tous les risques étaient maîtrisés, rien ne pouvait m’échapper, prévoyance et sécurité! Mais là, on est parti à l’état brut au soleil, sur la plage sans prendre de précautions particulières! Erreur, on la sentira passer!
Pour entreprendre le voyage en taxi, j’ai changé les charges des sacs à dos, pour que Victoria porte léger, et c’est Héléna qui a compensé. Louisa ne porte rien puisque je veux la ménager. Mes filles sont bien courageuses. Notre taxi s’appelle Angel et c’était lui qui nous avait amené sur la plage la veille. Il est serviable et attentionné, c’est pourquoi nous l’avons rappelé pour faire la longue route.
Arrivé à Santo Domingo, on décide de réduire la visite de la ville à la partie coloniale seulement le matin. Au cours de nos visites, on traîne le long de la Callé Condé, rue commerçante et touristique, on rencontre différentes nationalité de France, Usa, Canada, Espagne…on achète des fruits dans les colmado, petites épiceries locales au tempérament…local! Parcs, édifices administratifs et religieux, rues typiques sont au menu.
Le reste du temps on reconstitue nos réserves hydriques et énergétiques, à l’abri du soleil. On se repose, les filles révisent leurs leçons. Depuis le départ, 4 jours ont été nécessaires pour rejoindre Cahors à Toulouse-Barcelone-Punta Cana sans trop manger ni boire et le décalage horaire à rajouté une couche.
Le cocktail « hypoglycémie-décalage horaire-déshydratation-fatigue-stress » a été explosif. On s’en souviendra!
Santo Domingo, la capitale, avec ses monuments sur l’histoire de la découverte du nouveau monde, et les ambiances de rues! Le quartier colonial est remarquable.
Puis vient le jour, de notre départ en direction de Las Terrenas, de l’autre côté du pays, au Nord.
On rejoint la station de bus à 30 minutes de marche au travers de ruelles typiques de quartiers pauvres, les favelas. On croisent des Dominicains qui dorment sur les trottoirs, d’autres qui ouvrent leur échoppe, de grosses voitures noires passent au ralenti de temps en temps! Sans la doute la mafia locale. On passe devant une boite de nuit, tout le monde est dehors, affalés et alcoolisés dans une musique plus sonore que mélodique! Certains nous regardent passer avec nos gros sacs à dos, d’autres nous suivent du regard avec insistance! Deux jeunes nous regardent et parlent entre eux toujours en nous scrutant, il parlent de nous, c’est certain! Ils se lèvent et commencent à se diriger vers nous, mais s’arrêtent net, quant nous sommes interpellés par le responsable de la station de bus qui vient à notre rencontre, pour nous diriger vers l’accueil; il nous reconnaît car la veille nous étions passés prendre des renseignements. Ouf! Je ne sais pas ce qui se serait passé si ces deux individus nous auraient accosté!
Dans tous nos voyages, nous n’avons jamais eu de problèmes! Même si souvent nous avons été accosté! Jamais d’agressivité ni de malveillance, tout au plus un service proposé moyennant de l’argent! Avec diplomatie et quelques discussions, mais fermeté, on n’a jamais été ennuyé!
Nous sommes des touristes et aux yeux de beaucoup, nous sommes riches! Et donc on peut nous demander une petite pièce! Nous sommes aussi en tant qu’étrangers, plutôt en position défavorable car nous ne comprenons pas toujours comment s’organise la vie locale, ce qui fait que nous demandons souvent des renseignements à droite et à gauche et pouvons donner l’impression d’être perdus et donc isolés. Les malveillants peuvent traduire ce comportement comme de la faiblesse et chercher à en profiter. Mais nous savons nous comporter de façon à ne montrer jamais que nous pouvons être perdus, nous marchons d’un pas droit et sûr, nous ne tournons pas en rond, on prend une direction et on s’y tient, et si nous devons consulter notre téléphone sur maps pour trouver notre chemin, on se met à l’abri des regards. Nous montrons de la détermination et nous nous exprimons à haute voix et sommes fermes sur nos décisions. Nous devons donner l’impression que nous aborder ne sera pas facile et que nous nous laisserons pas faire! Jusqu’ici cela à toujours marché. D’une manière générale, c’est plutôt tranquille..
A Las Terrenas, on a loué une cabane dans la forêt tropicale, loin des plages, de l’agitation locale, cabane digne de Robinson Crusoé.
Mais là encore, on ne s’attendait pas à ce que l’on va vivre pendant plusieurs jours!
Nous sommes reçus par Wendy, Haitien, habitant des lieux depuis vingt ans. Il nous présente l’Ecoparc dans lequel nous sommes. Il est rejoint par Rosie-Belle, Dominicaine, qui fait le tour du gîte avec nous. Ce gîte est au coeur de la forêt, entouré par une végétation tropicale luxuriante.
La terrasse donne sur un panorama vert à couper le souffle, on a vraiment l’impression d’être au milieu de nulle part, en pleine Nature et cela nous convient.
Chaque jour, nous descendons au village pour s’alimenter et prendre de l’eau potable. Les moto taxi sont là pour vous mener où l’on souhaite, mais faut avoir le coeur bien accroché, car avec la circulation dense, le slalom, les contresens, les croisements approximatifs font que vous avez l’impression d’être dans un jeu vidéo et que le premier planté à perdu!
La circulation en ville est à des années lumières des conventions et codes de la route de nos standards européens. Tout est possible, tout peut rouler, pas de casque, pas de normes « pollution », le tout dans un bruit de moteurs poussés en permanence. Bref, du bruit à dilater les tympans et beaucoup de stress pour éviter les accrochages. En tant que piéton, pas triste non plus, faut regarder partout. Le klaxon est monnaie courante et tout le monde y va à coeur joie.
La jungle Dominicaine est luxuriante, avec une belle diversité florale.
Nous profitons des plages de Terranas et de Playa Bonita, pour se détendre, au calme des vagues et du vent des Caraïbes, chaud et régulier. On randonne sur un sable chaud, blanc sur un fond de mer bleu turquoise, comme sur les cartes postales. Nous faisons le plein de fruits exotiques, de soleil, de vents du large. C’est un régal et une récompense. Deux années que nous bossons sans arrêt dans le webmarketing pour contruire notre place sur les réseaux sociaux, sur internet avec un site professionnel dans le domaine du voyage. Depuis 2016, époque où nous avons décidé de changer notre vie « métro-boulôt-dodo », qui ne nous permettait pas de voir suffisament nos enfants grandir, qui nous avait amené au bord du burn-out, nous voulions faire découvrir une autre manière de voyager. Nous avons sacrifié notre confort de vie et nous nous sentons des pionniers dans cette nouvelle façon d’entreprendre pour proposer de l’inédit!
Le Covid a eu raison de nos deux entreprises que nous avons été obligé de liquider par manque de clients et par manque de partenaires, dans une époque où voyager était banni. Aujourd’hui nous poursuivons sous forme associative, et continuons à développer notre marque. Avec la reprise de l’économie mondiale, peut-être que nous arriverons à séduire des partenaires qui auront cessé d’être frileux dans l’investissement de nouvelles économies!
Alors, oui! Se retrouver au soleil sur des plages de cartes postales est une récompense que l’on reçoit sans frein!
Au retour à notre gîte, nous préparons une cuisine simple, à base de riz, de pâtes et de salades. Et surtout, nous buvons beaucoup de sodas, d’eau gazeuse, sans pour autant arriver à nous désaltérer. Les matins les températures ne descendent pas en dessous de 22 °c et en journée, elle ne dépassent pas 30, mais toujours avec un ensoleillement élevé comme en haute montagne et quelques averses passagères qui ne mouillent pas grand chose.
Nous faisons nos ravitaillements dans des boutiques tenues par les locaux, on y trouve de tout, mélangé, en vrac. Souvent la viande du matin pend sur le comptoir, à l’air libre et au goût de petites mouches! Les fruits sont stockés dans des étagères qui s’écroulent ou à même le sol, que les chiens du quartier viennent renifler en guise de salut! Les produits d’entretien sont avec les croquettes pour animaux et les stocks de sodas et eau sont partout. Quelques boissons sont dans des réfrigérateurs alimentés par des prises dénudées.
Dans les rues, les fils électriques et téléphoniques se mélangent, se mélent, se croisent dans un méli-mélo à en faire perdre le latin à un agent télécom. Mais cela tient, mais explique aussi les nombreuses pannes de secteur. L’eau du robinet est récoltée des montagnes ou de sources, mais elle n’est pas buvable.
Ensuite, la pollution sonore n’est pas en reste, c’est le bruit partout, surtout les motos et voitures débridées, sur fond musical de salsa à exploser les tympans. Les locaux vivent dans le bruit du matin au soir, jusqu’à deux heures de matin, puis reprend à 6 heures.!
Le parc automobile est constitué de voitures neuves, énormes 4×4 et caisses retapées sans amortisseurs, aux freins approximatifs. Les voitures, motos, camions viennent des USA, et une grosse flotte date des années 70.
Concernant l’approche de la Nature, la République Dominicaine n’a pas encore développé l’écotourisme, la découverte de la Nature par des chemins de randonnées, ni les campings.
Les Plages de Las Terranas sont exceptionnelles, la playa Bonita est restée sauvage. La température de l’eau était de 25 °c et celle de l’air 32. Les bars à cocktails longent la mer et se rafraîchir est un plaisir dans ce paysage paradisiaque.
Durant notre séjour, nous avons pu randonner dans la forêt sur plusieurs jours. Cela fait parti de nos tests cliniques pour comprendre la manière dont réagissent le corps et l’esprit face à des situations inconnues et extrêmes.
Sur le plan santé, la principale difficulté est la chaleur qui met à mal notre appareil digestif, nous sommes en permanence déchydratés et la présence de climatisation partout, dans les véhicules, magasins, maisons, nous provoquent une inflammation des voies aériennes supérieures.
De plus, le traitement contre le paludisme provoque fièvre, céphalées et troubles digestifs, si bien que l’on a diminué de moitié les doses.
Le gîte, tout en bois, héberge des petites bestioles! Nous avons souvent repoussé des araignées, grosses comme un main, et faut dire que dormir sous la moustiquaire était le bienvenu. Les moustiques sont présents mais sans plus.
Nous profitons de la forêt du domaine écologique et de ses bains naturels.
Le dernier jour, vers midi, nous prenons le bus pour Santiago Des Caballeros, pour y passer deux jours à visiter les vestiges de l’époque de Colomb. Le trajet est long, plus de trois heures assis dans un bus étroit, gelé par une climatisation trop forte, dans une musique assourdissante reprise en coeur par les locaux extravertis! Bref, pour nous trois heures de souffrance. Dire qu’au départ, on a pas pu monter dans ce bus, car toutes les places étaient prises, mais un responsable de la station est allé expliquer au chauffeur de nous placer! Ce qu’il a fait et on s’est retrouvé serrés comme des sardines! Pas triste. Les filles ont géré.
Santiago des Caballeros est une grande ville, moderne au centre, avec des curiosités culturelles intéressantes. Peu touristique, le contact avec les locaux est plus direct. On a rencontré beaucoup d’Américains ayant une partie de leur famille sur place.
De là, on réfléchit sur la suite du séjour, on pense aller sur les plages de Puerto Plata, mais très vite on nous déconseille car c’est un haut lieu de la prostitution comme Boca Chica. Dommage, car les plages restent sauvages. On apprend aussi, que la semaine sainte va bientôt commencer et que les Dominicains se rendent sur les plages faire la fête, avec une forte ambiance musicale jours et nuits.
C’est le moment aussi où toute sorte de véhicules sont exhibés, dans des vrombrissements de gros moteurs assourdissants. Tout est prétexte au spectacle au rythme de la Salsa. Ambiance garantie.
Finalement on poursuit notre périple en direction des montagnes de l’ouest, en se rendant à Jarabacoa, lieu de départ de randonnées et de visites « nature ».
Nous nous rendons à une cascade connue puis nous partons découvrir la montagne près d’un monastère cistercien, dans une ambiance tropicale. Nous montons vers un sommet à 2000 m d’altitude sous une chaleur implacable. On découvre la faune locale, serpents, araignées, moustiques et superbes oiseaux de toutes les couleurs.
Le parc national de Armando Bermudez est à proximité, abrite le plus haut sommet des Caraïbes, culminant à plus de 3100 m. Plus au sud, se trouve Costanza avec l’Alto de la Bandera qui domine les secteurs agricoles au alentours.
Santiago de Caballeros est une ville peu visitée, pourtant, elle ne manque d’intérêt. L’art y est représentée jusqu’en dans la rue.
La ville est plus calme et ordonnée que la Capitale. Discuter dans la rue est plus spontané.
Deux jours après nous reprenons la route vers Romana, en direction de Punta Cana, au Sud. On y reste finalement qu’une nuit, car la plage est petite, située près d’un quartier à moitié en construction, d’un côté résidentiel sans ambiance et de l’autre au couleur locale, fait de bric et de broc. Sur place, il n’y a rien à faire. On décide alors de tenter un séjour sur Dominicus, la station balnéaire suivante, avec la fameuse plage Bayahibé.
Nous changeons de monde.
Nous sommes en zone touristique et tout est aménagé pour les touristes.
Le contraste est saisissant: absence de bruit, aucune mototaxi, des rues à l’européenne, des galeries commerciales classiques, des restaurants pour tous les goûts et des bars lounges aux ambiances feutrées. Vous pouvez vous restaurer de plats locaux et internationaux, fumer le cigare Dominicain autour d’un verre de vieux rhum local, faire des emplettes pour vous vêtir à la mode…
Du côté des plages, tout le rivage est construit pour des hôtels, résidences touristiques luxueuses. Quelques plages sont privées. L’intérieur du village est résidentiel et le calme règne en maître, ce qui change complétement des lieux que l’on vient de fréquenter. Nous sommes dans une bulle.
La résidence sécurisée où l’on habite possède une piscine, un personnel s’affaire pour que tout soit impeccable et rendre service aux résidents. Près de la résidence se trouve un restaurant, un cabinet médical, une boutique de souvenir, avec à la clé, la vente d’ambre, pierre précieuse issue de gisements locaux.
A Dominicus, on est entre touristes venus de tous pays. L’ensemble des constructions pourrait être exporté dans d’autres régions du Monde, sans que cela change sur le fait d’être en République Dominicaine.
A la fin du séjour, avant de reprendre l’avion, on passera une nuit et deux journées à Punta Cana Village, zone résidentielle américanisée avec tous les services pour les touristes, à 5 minutes de l’aéroport. Tout y est droit, propre, avec des avenues larges, des cliniques, des laboratoires médicaux et des galeries marchandes. L’offre restaurative est complète.
C’est à Dominicus que l’on fera encore une belle rencontre.
Alors que Laure profitait da la piscine à la résidence où nous passions quelques jours, elle demande à une jeune femme si elle est française. Elle lui répond qu’elle est Québécoise. Laure lui dit qu’elle est heureuse de pouvoir parler en français, car cela faisait un mois qu’elle n’avait pas eu l’occasion de le faire. La conversation s’engage et durant les jours suivants, on fera connaissance de Kristel et de Mya, sa fille de 6 ans. Elles passent du temps à la piscine, puis lors d’une soirée au restaurant on rencontre le Père de Kristel, Alain. Nous passons une superbe soirée, on raconte nos expériences du voyage. Alain nous décrit la République Dominicaine qu’il connaît bien, comme toutes les Caraïbes et bien plus encore puisqu’il a voyagé dans de nombreux pays au travers le Monde, dans un cadre professionnel. Nous nous échangeons nos coordonnées et ne manqueront d’aller leur rendre visite au Quebec ou en France, pour poursuivre les conversations que nous avons commencées et qui conduiront sans aucun doute à une belle histoire d’amitié.
Voyager, c’est faire de magnifiques rencontres, on découvre des personnes au profil inattendu, aux histoires remarquables, c’est un vrai régal.
Nous avons choisi de traverser l’ensemble du territoire dominicain, mais en un mois, il est difficile de tout visiter et de programmer des randonnées de plusieurs jours.
Sur la péninsule de Samana, outre Las Terrenas, les points suivants sont à visiter: la cascade de Limonés, Santa Barbara de Samana, Las Galleras, mais aussi, les plages suivantes: playa Fronton, au bout de la péninsule et son chemin de randonnée en falaise, playa Rincon, le chemin de Herradura, la playa Punta Poppy, encore sauvage. Michès est aussi à visiter. Plus au Nord, les villages de Rio San Juan, Cabarete, Puerto Plata, Punta Rucia. Et au Sud Ouest, Santa Cruz de Barahona, los balnearios Mata de Maiz, de Plaza, et les randonnées Loma Paraiso, et de Cacao Rio… Plus au sud, est à visiter le parc National de Jaragua, sauvage et au bout du monde. Vers Punta Cana, Higuey est à voir pour son grand marché, et l’île de Saona peut-être intéressante hors période touristique. Enfin, il existe de nombreuses grottes à visiter comme la Cueva de Chico près de Romana et la vallée du film Jurassic Park…
Le circuit que nous avons effectué nous a permis de découvrir plusieurs facettes de cette île, de Punta Cana à Santo Domingo, puis Las Terrenas, Siantago de la Véga, Jarabacoa, Santiago de los Caballeros, Romana, Dominicus.
Nous repartons avec la sensation de laisser un pays de contraste et de contradictions, avec des paysages superbes, des Dominicains sympas, mais ce qui est certain, c’est que la République Dominicaine nous laissera un très bon souvenir. Si vous ne devez faire qu’une ile dans votre vie, qu’un pays exotique, choisissez la République Dominicaine qui est en quelque sorte, un condensé des Caraïbes, des pays tropicaux.
Quelques infos supplémentaires: ce petit pays partage l’île d’Hespaniola au coeur des Caraïbes avec Haïti, et compte près de 11 millions d’habitants. Autrefois les Tainos occupés l’île jusqu’à l’arrivée des Européens avec Christophe Colomb. Après avoir été sous la domination des Espagnoles, des Français et même des Américains, elle est aujourd’hui indépendante depuis 1844, avec historiquement de nombreux conflits internes et avec son voisin. Ce pays présente une économie croissante avec le tourisme, l’explotation minière (seconde mine d’or au monde). C’est aussi le pays de la musique latine avec leurs propres styles, le Merengue et la Bachata, du rhum et du cigare.
La République Dominicaine est au centre de nombreuses destinations phares, et il est facile de rejoindre les Antilles, Cuba, Porto Rico, la Jamaïque, l’Amérique Centrale, le Vénézuela, la Colombie, le Mexique, la côte Est des USA et le Quebec.
Plus d’information sur le site de l’office de tourisme