Leïla, une rencontre stupéfiante en Roumanie!
Récits de Voyage
Lors de notre périple d’un mois à pied en Roumanie, dans les Carpates, nous sommes allés découvrir une superbe région montagneuse au sud de Cluj-Napoca, autour des villages de Bélis et Balesti. Nous y avions passé quelques jours, le temps de faire le tour du massif. Chaque hameau traversé était accompagné par un cortège de chiens de toute taille venant à notre rencontre. Nous étions sur nos gardes! C’est alors qu’une petite chienne Border Collie s’est approchée. On ne s’attendait pas qu’elle allait nous accompagner durant deux jours, collée à nous, comme si elle avait toujours été avec nous: elle s’appelait Leïla, une chienne qui nous protégea!
On vous raconte tout dans les récits de voyage.
Toujours à pied, en sortant du village, on traine derrière nous ce chien bienveillant. On emprunta un chemin qui nous permettra de descendre la vallée, vers notre point de rendez-vous avec le taxi qui devait nous récupérer dans deux jours. Leïla était collée à moi, à chaque pas que je faisais, elle avançait au pas. Toujours vigilante, elle me regardait dès que je faisais un mouvement, pour être certain de bien suivre ma direction. On aurait dit que je l’avais dressée et qu’elle me connaissait depuis toujours. J’étais son maître à ce moment là! Quand on s’arrêtait, elle s’arrêtait; quand on changeait de direction, elle suivait; quand on passait près d’autres chiens, elle faisait barrage! On se sentait tranquille, elle ne réclamait rien, ni à manger, ni à boire D’aiileurs, elle se désaltérait dans les ruisseaux. A un moment, une gros chien, pas commode, a suivi Leïla pendant quelques heures, et à chaque arrêt, elle le repoussait sans ménagement en montrant ses crocs. Cette chienne était incroyable, elle restait près de moi, c’était mon ombre!
Le soir, alors que l’on avait planté notre tente, dans une plaine surélevée au-dessus d’un ruisseau, elle restait avec nous, à l’écart, tout en veillant aux alentours. Les filles et Laure étaient descendues vers le ruisseau pour s’y baigner, Leîla les a accompagnait comme un garde du corps le ferait avec une célébrité. Alors qu’elles revenaient au camp, j’ai vu débarquer la chienne qui était venue près de moi, comme si elle vouliat me rassurer et me dire que tout allait bien. Son regard était expressif, c’est dingue mais on se comprenait comme dans une relation entre le maître et son chien éduqué! Alors que nous rentrions dans la tente, pour y paser la nuit, Leîla s’était couchée dans un fourrée de verdure, on ne la voyait plus. Elle a compris de suite que nous allions nous coucher, elle en fit de-même, pas besoin de lui dire!
Puis tard dans la nuit, nous avons été réveillés par les aboiements de Leïla! On a vite compris, au-dessus de notre campement, dans la colline, descendaient à toute allure des chevaux sauvages, en notre direction. On entendait le bruit des sabots sur le sols herbeux, comme une cavalerie en route, entrain de charger l’ennemi! Nous étions dans le passage des ses chevaux devenus hystériques! C’était certain, ils allaient nous piétiner dans leur folle course.
Ouvrant la tente en urgence, près à sauter sur le côté, dans la broussailles pour nous extirper de la trajectoire du chaos, Leîla aboyant toujours, s’était placée derrière notre tente pour se signaler aux chevaux. Alors qu’ils étaient à une 30 aine de mètre, ils ont ralenti leur course puis changé de direction, tout en passant sur le côté de notre campement plus tranquillement au trot.
Leîla, chienne Border Collie venait probablement de nous éviter un accident qui aurait pu être grave! A ce moment là, Leîla fut notre héroïne!
Le lendemain, on continua notre marche vers le bas de la vallée. Quelques heures plus tard, le taxi nous récupéra, et Leïla, qui comprit que nous nous quittions, repartit vers son village, haut dans la montagne. Si on avait pu, on l’aurait ramener en France, avec nous, surtout que dans le dernier village que nous avions traversé, il y avait un vétérinaire qui aurait pu faire les vaccins pour la protéger et pour passer la douane. On appris plus tard, qu’elle n’avait pas de maîtres attitrés, mais qu’elle faisait partie d’une bande de chiens domestiqués du village de Bélis. Elle vivait sa vie, au grès des passages des randonneurs qu’elles devaient escorter de temps à autre.